Mecum Kissimmee : la collection Bachman consacre Ferrari, intouchable aux enchères

19 janv. 2026

Chaque édition de Mecum Kissimmee agit comme un test grandeur nature du marché automobile de collection.
Un moment de vérité, où la demande réelle se confronte à l’offre, sans filtre marketing.

En 2026, le verdict est sans ambiguïté :
Ferrari ne domine plus ponctuellement. Elle s’impose durablement.

La vente de la collection Bachman n’a pas créé cette réalité.
Elle l’a rendue impossible à ignorer.

Une Ferrrai 250 GTO N° de chassis 3729GT de 1962 vendue pour 38 500 000 $.

1. La collection Bachman : un catalyseur, pas une exception

1.1 Une collection construite sur la durée

Le point focal de cette édition repose sur la collection Bachman :
46 Ferrari, réunies sur plusieurs décennies par un couple de collectionneurs animés par une vision cohérente, patiente et exigeante.

Il ne s’agit pas d’un assemblage opportuniste, mais d’un corpus construit dans le temps.
Et c’est précisément ce qui donne tout son poids au signal envoyé au marché.

1.2 Une cohérence esthétique loin d’être anodine

Un détail mérite d’être souligné :
la prédilection assumée des propriétaires pour le jaune Ferrari, décliné sur de nombreux modèles.

Là où certains auraient craint un frein à la demande, le marché a répondu à l’inverse.
Cette cohérence a renforcé l’identité de la collection, sa lisibilité, et donc son attractivité.

Un actif lisible est un actif liquide.
Une collection lisible l’est encore davantage.

2. Des résultats qui valident une domination structurelle

Les chiffres issus de la vente sont sans appel :

  • Plus de 10 Ferrari adjugées au-delà du million de dollars

  • Plus de 5 records de prix battus, y compris sur des modèles déjà bien établis

  • Une vente fluide, profonde, sans dépendance à une unique voiture “trophée”

Ces résultats sont essentiels pour une raison simple :
ils démontrent que la performance ne repose pas sur un sommet isolé, mais sur une base de demande large et active.

Il ne s’agit ni d’un emballement ponctuel,
ni d’un phénomène spéculatif isolé.

C’est une validation de fond.

3. Pourquoi Ferrari est devenue intouchable aux enchères

3.1 Une demande mondiale réellement active

Ferrari attire aujourd’hui des acheteurs :

  • en Amérique du Nord,

  • en Europe,

  • au Moyen-Orient,

  • en Asie.

Cette profondeur géographique crée un amortisseur naturel.
Lorsqu’un marché ralentit, un autre prend le relais.

C’est l’un des marqueurs les plus clairs d’un actif devenu structurellement résilient.

3.2 Une hiérarchie interne parfaitement lisible

Séries limitées, modèles de compétition, versions de transition, icônes historiques.
Chez Ferrari, chaque voiture trouve sa place dans une pyramide de valeur claire.

Cette lisibilité rassure :

  • les collectionneurs,

  • les investisseurs,

  • les institutions.

Elle réduit l’incertitude, accélère la décision et soutient durablement les prix.

3.3 Un statut culturel devenu actif patrimonial

Ferrari n’est plus seulement une marque automobile.
Elle est devenue :

  • un marqueur de réussite,

  • un objet de désir intergénérationnel,

  • un actif patrimonial assumé dans les stratégies de collection et de diversification.

Ce basculement culturel est décisif.
Il ancre Ferrari au-delà des cycles conjoncturels.

Une Ferrari Enzo de 2003 avec 649 miles au compteur (1 044 km) vendue pour 17 875 000 $.

4. Un contraste de plus en plus net avec le reste du marché

Alors que certaines marques subissent encore les ajustements post-euphorie, Ferrari affiche une trajectoire radicalement différente :

  • liquidité élevée,

  • décotes limitées,

  • confiance intacte,

  • absorption continue de l’offre.

Là où d’autres segments cherchent encore leur nouveau point d’équilibre, Ferrari évolue déjà dans un régime mature.

La vente de la collection Bachman n’a pas transformé Ferrari.
Elle a simplement mis en lumière ce que le marché savait déjà, sans toujours l’assumer pleinement.

Ferrari ne “réussit” plus ses ventes aux enchères.
Elle confirme, année après année, son statut à part.

Dans un marché devenu plus sélectif, cette constance n’est plus un avantage concurrentiel.
C’est un rempart.

Et Ferrari l’a solidement construit.